Chaque avancée, chaque parcelle, chaque doute et chaque victoire — racontés sans filtre. Depuis le tout premier arbre.
On ne peut pas savoir soi-même à qui appartient une parcelle : c'est protégé. La voie normale, c'est le notaire du secteur. Alors j'ai écrit. Une lettre simple, sans engagement : « Est-ce que les propriétaires de ces landes envisageraient de vendre ? Pourriez-vous leur transmettre ma question ? »
Une lettre est partie pour les Monts de Lacaune, et deux autres pour des landes du Tarn plus proches de Toulouse, là où je pourrai aller plus souvent pour m'en occuper. Plusieurs pistes, c'est plus de chances d'avoir un premier « oui ». Avant d'écrire, j'ai vérifié chaque terrain sur photo aérienne : sur les candidats repérés par mon outil, près de la moitié étaient en fait des vignes ou des prés encore fauchés. On ne rachète que des terres vraiment abandonnées.
Les notaires de campagne prennent leur temps, et c'est normal. Pendant ce temps, la collecte se prépare pour janvier, et tout ce qui concerne l'argent est expliqué noir sur blanc sur la page transparence. Je vous raconterai chaque réponse ici, les oui comme les non.
Après des semaines de repérage, la zone est trouvée : les Monts de Lacaune, dans le Tarn. Beaucoup de landes y sont à l'abandon, en lisière de forêt : chaque automne, chênes et hêtres y lâchent leurs graines. Le terrain idéal pour laisser une forêt revenir.
J'ai vérifié les ventes réelles de terrains (données publiques DVF) : ces landes se vendent entre 600 et 2 200 € l'hectare. Un premier hectare, frais de notaire compris, c'est environ 3 000 €. Et je vérifie chaque parcelle à l'œil : sur quatre « friches » repérées par mon outil, deux étaient en réalité cultivées. On ne rachète que des terres vraiment abandonnées.
La prochaine étape : savoir si des propriétaires sont prêts à vendre. Rien n'est acheté, rien n'est promis, et je raconterai ici chaque réponse, les oui comme les non.
Tout commence par une conviction et beaucoup de travail invisible. Ce mois-ci : le site est né, et surtout — j'ai construit mon propre outil de repérage qui croise le cadastre, les zones protégées et les prix réels pour trouver les friches à reboiser.
Résultat : trois départements scannés, et une zone qui se détache — les Monts de Lacaune, dans le Tarn. De la terre abandonnée, abordable, en lisière de forêt. Exactement ce qu'il faut pour faire renaître une forêt.
La suite : trouver la première parcelle, et la planter avec vous.
Le prochain épisode s'écrira ici : le premier terrain sécurisé, les premiers arbres en terre. Reste dans l'aventure pour ne rien manquer.
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